{"id":30248,"date":"2023-03-13T10:26:58","date_gmt":"2023-03-13T16:26:58","guid":{"rendered":"https:\/\/windriver.org\/?p=30248"},"modified":"2026-04-27T21:52:47","modified_gmt":"2026-04-28T03:52:47","slug":"the-womens-role","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/windriver.org\/fr\/blog\/the-womens-role\/","title":{"rendered":"Le r\u00f4le des femmes autochtones dans les tribus des Plaines"},"content":{"rendered":"<p><em>Cet article a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 \u00e0 l'origine par&nbsp;<a href=\"https:\/\/saintstephensfoundationorg.wordpress.com\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Fondation de la mission indienne de St. Stephens<\/a>&nbsp;en&nbsp;<em>VOL. XXV JUIL\/AO\u00dbT\/SEPT 1995 N\u00b0 3.<\/em>&nbsp;La St. Stephens Indian Mission Foundation d\u00e9tient les droits d'auteur, et l'histoire est reproduite ici avec la permission de la Fondation. Vous trouverez plus d'informations sur la Fondation apr\u00e8s l'histoire ou en cliquant sur le lien ci-dessus.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>La place de la femme dans la culture indienne des Plaines \u00e9tait une partie indispensable de la vie tribale. L'homme et la femme \u00e9taient des partenaires ; il avait ses responsabilit\u00e9s et elle avait les siennes, et les deux \u00e9taient n\u00e9cessaires \u00e0 leur survie. Le mode de vie des tribus de chasseurs de bisons des Grandes Plaines tournait autour des poursuites masculines dangereuses que sont la guerre et la chasse. Le r\u00f4le des femmes indiennes des Plaines \u00e9tait de soutenir les chasseurs et les guerriers ; une t\u00e2che qui impliquait un labeur consid\u00e9rable. La vie de la femme indienne \u00e9tait en effet rude, mais sa valeur pour la tribu \u00e9tait d\u00fbment reconnue. Les nombreuses t\u00e2ches de la femme contribuaient au bien-\u00eatre tribal.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">La vie quotidienne et les responsabilit\u00e9s des femmes am\u00e9rindiennes des plaines<\/h2>\n\n\n\n<p>Les Indiens des Plaines vivaient dans une exposition constante aux \u00e9l\u00e9ments, \u00e0 la faim et aux attaques des tribus ennemies. Lorsque ces peuples nomades d\u00e9pla\u00e7aient leur campement, les hommes chevauchaient \u00e0 l'ext\u00e9rieur ou en avant du groupe, pr\u00eats \u00e0 d\u00e9fendre leurs familles contre toute menace d'attaque et \u00e0 chercher du gibier en chemin. Les femmes d\u00e9montaient le tipi et chargeaient leurs possessions sur les chevaux et les travois ; les jeunes enfants montaient avec leurs m\u00e8res dans un berceau, ou parfois les berceaux \u00e9taient fermement attach\u00e9s aux travois, les enfants plus \u00e2g\u00e9s montaient souvent leurs chevaux. <\/p>\n\n\n\n<p>Avant l'acquisition du cheval, les femmes emballaient leurs biens sur le dos de chiens ou sur des travois tir\u00e9s par des chiens. Et c'\u00e9taient les femmes qui d\u00e9ballaient et montaient le tipi et installaient le foyer au prochain campement. En plus d'\u00eatre \u00e9pouse et m\u00e8re, ce travail \u00e9reintant \u00e9tait effectu\u00e9 en plus de leurs t\u00e2ches m\u00e9nag\u00e8res quotidiennes de ramassage de bois de chauffage, de cuisine, d'approvisionnement en eau, et de fabrication et r\u00e9paration de v\u00eatements, de mocassins, de tipis, et de fabrication d'objets m\u00e9nagers.<\/p>\n\n\n\n<div style=\"height:24px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex\">\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"713\" height=\"1024\" data-id=\"30262\" src=\"https:\/\/windriver.org\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/woman-and-child-713x1024.jpeg\" alt=\"The Women\u2019s Role\" class=\"wp-image-30262\" srcset=\"https:\/\/windriver.org\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/woman-and-child-713x1024.jpeg 713w, https:\/\/windriver.org\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/woman-and-child-209x300.jpeg 209w, https:\/\/windriver.org\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/woman-and-child-768x1103.jpeg 768w, https:\/\/windriver.org\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/woman-and-child-1069x1536.jpeg 1069w, https:\/\/windriver.org\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/woman-and-child-scaled.jpeg 1426w, https:\/\/windriver.org\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/woman-and-child-21x30.jpeg 21w\" sizes=\"(max-width: 713px) 100vw, 713px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><sub>\u201c Fiert\u00e9 de Cheyenne \u201d, par Howard Terpning<\/sub><br><sub>(c)1988 The Greenwhich Workshop, Inc.<\/sub><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"980\" height=\"1024\" data-id=\"30263\" src=\"https:\/\/windriver.org\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/grandmother-teaching-980x1024.jpeg\" alt=\"The Women\u2019s Role\" class=\"wp-image-30263\" srcset=\"https:\/\/windriver.org\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/grandmother-teaching-980x1024.jpeg 980w, https:\/\/windriver.org\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/grandmother-teaching-287x300.jpeg 287w, https:\/\/windriver.org\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/grandmother-teaching-768x803.jpeg 768w, https:\/\/windriver.org\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/grandmother-teaching-1469x1536.jpeg 1469w, https:\/\/windriver.org\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/grandmother-teaching-scaled.jpeg 1959w, https:\/\/windriver.org\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/grandmother-teaching-30x30.jpeg 30w\" sizes=\"(max-width: 980px) 100vw, 980px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><sub>\u201cLa travers\u00e9e vers la f\u00e9minit\u00e9\u201d, par Howard Terpning<br>(c)1992 The Greenwhich Workshop, Inc.<\/sub><\/figcaption><\/figure>\n<\/figure>\n\n\n\n<div style=\"height:24px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Propri\u00e9t\u00e9, Ind\u00e9pendance et statut social<\/h2>\n\n\n\n<p>Bien que les premi\u00e8res femmes des Plainoises n'aient pas eu voix au chapitre dans les affaires de la tribu, elles g\u00e9raient le foyer et avaient certains droits. D'une part, les femmes d\u00e9cidaient o\u00f9 leur tipi devait \u00eatre dress\u00e9 dans le cercle du camp, et d'autre part, elles poss\u00e9daient pratiquement tout ce qu'il contenait, ainsi que les chevaux qu'elles chargeaient lors des d\u00e9placements du camp. Selon les r\u00e9cits historiques, si une femme avait une plainte, elle avait tendance \u00e0 s'exprimer et \u00e0 tenir bon.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Transformation des aliments et la r\u00e9colte du bison<\/h2>\n\n\n\n<p>La t\u00e2che principale des femmes des Premi\u00e8res Nations des plaines tournait autour de la subsistance de leurs familles. La chasse au buffle \u00e9tait la responsabilit\u00e9 de l'homme, mais une fois le gibier abattu, il devenait la propri\u00e9t\u00e9 de la femme. Les femmes du camp suivaient souvent les hommes lors d'une chasse au buffle. Elles attendaient pr\u00e8s de leurs travois jusqu'\u00e0 ce que la chasse soit termin\u00e9e, puis elles se pr\u00e9cipitaient pour commencer \u00e0 d\u00e9pecer et \u00e0 d\u00e9couper la viande. <\/p>\n\n\n\n<p>Chaque carcasse devait \u00eatre rapidement trait\u00e9e afin d'\u00e9viter le gaspillage, surtout pendant les mois d'\u00e9t\u00e9. Les femmes, habiles \u00e0 d\u00e9tacher la peau de buffle de la viande, veillaient \u00e0 ne pas l'endommager au cours du processus. Avant que les peaux ne refroidissent et ne deviennent trop rigides, les femmes les raclaient rapidement pour enlever le gras et les tissus. Elles raclaient la viande des peaux de buffle fra\u00eeches et la ramenaient au camp sur leurs travois. <\/p>\n\n\n\n<p>Les hommes pouvaient aider aux travaux les plus p\u00e9nibles, comme retourner l\u2019animal, mais le traitement de la viande et le tannage des peaux \u00e9taient principalement la responsabilit\u00e9 des femmes. Si les chasseurs devaient parcourir une certaine distance pour rejoindre un troupeau qui avait migr\u00e9, les hommes s\u2019occupaient de l\u2019abattage et ramenaient la peau et la viande au camp, o\u00f9 les femmes attendaient leur retour.<\/p>\n\n\n\n<div style=\"height:24px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"512\" src=\"https:\/\/windriver.org\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/night-guard-1024x512.jpeg\" alt=\"The Women\u2019s Role\" class=\"wp-image-30264\" srcset=\"https:\/\/windriver.org\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/night-guard-1024x512.jpeg 1024w, https:\/\/windriver.org\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/night-guard-300x150.jpeg 300w, https:\/\/windriver.org\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/night-guard-768x384.jpeg 768w, https:\/\/windriver.org\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/night-guard-1536x768.jpeg 1536w, https:\/\/windriver.org\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/night-guard-scaled.jpeg 2048w, https:\/\/windriver.org\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/night-guard-30x15.jpeg 30w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><sub>\u201c La Garde de nuit \u201d, d'apr\u00e8s une peinture originale du regrett\u00e9 John F Clymer<\/sub><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<div style=\"height:24px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s avoir gratt\u00e9 la peau, les femmes la clouaient \u00e0 plat sur le sol ou la tendaient sur un cadre de quatre c\u00f4t\u00e9s dress\u00e9 verticalement. La peau \u00e9tait ensuite mise de c\u00f4t\u00e9 jusqu'\u00e0 ce que les femmes aient le temps de s'en occuper. La viande \u00e9tait d\u00e9coup\u00e9e pour \u00eatre bouillie ou coup\u00e9e en lani\u00e8res et s\u00e9ch\u00e9e pour faire du jerky, ou bien pil\u00e9e pour faire du pemmican. Le pemmican \u00e9tait un aliment de base hivernal qui \u00e9tait pr\u00e9par\u00e9 en m\u00e9langeant la viande pil\u00e9e avec de la graisse de bison fondue, de la moelle, des pignons et des baies.<\/p>\n\n\n\n<p>Les peaux massives de buffle \u00e9taient soit transform\u00e9es en cuir cru pour attacher toutes sortes d'\u00e9quipements, soit tann\u00e9es. \u00catre une tanneresse experte \u00e9tait consid\u00e9r\u00e9e comme l'une des comp\u00e9tences les plus pris\u00e9es chez les femmes. Les femmes indiennes des Plaines tanaient chaque peau en utilisant un processus long et fastidieux, d\u00e9pendant de l'usage pr\u00e9vu pour la peau. Les peaux tann\u00e9es avec les poils \u00e9taient utilis\u00e9es comme literie ou robes ; ces peaux \u00e9taient g\u00e9n\u00e9ralement r\u00e9colt\u00e9es en automne ou en hiver, lorsque le poil \u00e9tait le plus \u00e9pais. Les femmes fa\u00e7onnaient les peaux sans poils en divers v\u00eatements, meubles de lodge, sacs de transport et rev\u00eatements de tipi. <\/p>\n\n\n\n<p>Les poils de bison \u00e9taient tiss\u00e9s en corde ou utilis\u00e9s pour rembourrer divers objets tels que les berceaux et les appuie-t\u00eate. Selon la taille du tipi, il fallait une douzaine \u00e0 deux douzaines de peaux pour fabriquer la couverture d'un tipi. Les femmes indiennes des Plaines mettaient de c\u00f4t\u00e9 des peaux tann\u00e9es jusqu'\u00e0 ce qu'elles en aient suffisamment pour les coudre ensemble afin de couvrir les poteaux du tipi. Les hommes fournissaient les peaux et les poteaux qui soutenaient le tipi, mais en termes de propri\u00e9t\u00e9, le tipi lui appartenait, et elle \u00e9tait fi\u00e8re de tanner et de d\u00e9corer la couverture du tipi.<\/p>\n\n\n\n<div style=\"height:24px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"644\" src=\"https:\/\/windriver.org\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/moving-camp-1024x644.jpeg\" alt=\"The Women\u2019s Role\" class=\"wp-image-30265\" srcset=\"https:\/\/windriver.org\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/moving-camp-1024x644.jpeg 1024w, https:\/\/windriver.org\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/moving-camp-300x189.jpeg 300w, https:\/\/windriver.org\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/moving-camp-768x483.jpeg 768w, https:\/\/windriver.org\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/moving-camp-1536x965.jpeg 1536w, https:\/\/windriver.org\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/moving-camp-scaled.jpeg 2048w, https:\/\/windriver.org\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/moving-camp-30x19.jpeg 30w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><sub>\u201c Le d\u00e9placement du camp \u201d, par Frank C. McCarthy<\/sub><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<div style=\"height:24px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<p>Le bison \u00e9tait l'intendant des Indiens des Plaines, et pratiquement rien n'\u00e9tait gaspill\u00e9. Les os et les cornes de bison \u00e9taient transform\u00e9s en ustensiles de cuisine et en outils, et m\u00eame les sabots \u00e9taient utilis\u00e9s pour fabriquer de la colle. En v\u00e9rit\u00e9, pendant la haute saison de chasse, m\u00eame la femme des Plaines la plus industrieuse ne pouvait pas suivre ses t\u00e2ches quotidiennes et tout le travail n\u00e9cessaire au traitement du bison. Il fallait la main-d'\u0153uvre d'au moins deux femmes pour suivre la quantit\u00e9 de viande et de peaux qu'un chasseur fournissait. D'habitude, chaque \u00e9pouse avait quelqu'un pour l'aider \u2013 une jeune fille, un parent \u00e2g\u00e9, ou des \u00e9pouses suppl\u00e9mentaires dans les tribus qui pratiquaient la polygamie.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Collecte, jardinage et r\u00e9coltes saisonni\u00e8res<\/h3>\n\n\n\n<p>La culture des Indiens des Plaines \u00e9tait celle de chasseurs-cueilleurs : les hommes chassaient et les femmes cueillaient. La t\u00e2che de la cueillette et de la pr\u00e9paration des graines, des baies et des plantes comestibles incombait aux femmes. Elles r\u00e9coltaient continuellement des provisions de nourriture au printemps, en \u00e9t\u00e9 et en automne pour soutenir leurs familles lorsque la nourriture se faisait rare pendant les froids mois d'hiver. Dans certaines r\u00e9gions o\u00f9 les tribus vivaient dans des villages semi-permanents, les femmes cultivaient des jardins au d\u00e9but du printemps pour compl\u00e9ter les plantes sauvages qu'elles cueillaient \u00e0 la campagne. <\/p>\n\n\n\n<p>Ils ont d\u00e9couvert que les graines des plantes obtenues pouvaient \u00eatre cultiv\u00e9es dans leur campement, et la connaissance de tremper les graines pour acc\u00e9l\u00e9rer la germination s'est transmise de tribu en tribu. Les femmes commen\u00e7aient les cultures \u00e0 l'int\u00e9rieur, puis les transplantaient \u00e0 l'ext\u00e9rieur lorsque le temps le permettait. Dans certaines tribus, les hommes s'occupaient des jardins, mais en g\u00e9n\u00e9ral, les femmes entretenaient leurs jardins pendant l'\u00e9t\u00e9, tandis que d'autres tribus attendaient que les jardins soient \u00e9tablis avant de d\u00e9placer leur campement, voyageant pendant l'\u00e9t\u00e9 pour chasser et cueillir. \u00c0 leur retour en automne, le jardin \u00e9tait r\u00e9colt\u00e9 et les produits \u00e9taient ajout\u00e9s \u00e0 leur r\u00e9serve de nourriture.<\/p>\n\n\n\n<div style=\"height:24px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"693\" src=\"https:\/\/windriver.org\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/Scan-2-1024x693.jpeg\" alt=\"The Women\u2019s Role\" class=\"wp-image-30258\" srcset=\"https:\/\/windriver.org\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/Scan-2-1024x693.jpeg 1024w, https:\/\/windriver.org\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/Scan-2-300x203.jpeg 300w, https:\/\/windriver.org\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/Scan-2-768x520.jpeg 768w, https:\/\/windriver.org\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/Scan-2-1536x1039.jpeg 1536w, https:\/\/windriver.org\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/Scan-2-scaled.jpeg 2048w, https:\/\/windriver.org\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/Scan-2-30x20.jpeg 30w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><sub>\u201c Mon cheval blanc \u201d, par Vel Miller<\/sub><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<div style=\"height:24px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<p>Les femmes des Plaines compl\u00e9taient le r\u00e9gime alimentaire de base de leur famille, compos\u00e9 de viande de bison, avec une vari\u00e9t\u00e9 de baies sauvages, qui \u00e9taient \u00e9galement un ingr\u00e9dient essentiel dans la pr\u00e9paration du pemmiccan. La saison de la cueillette commen\u00e7ait \u00e0 la fin du printemps et se poursuivait tout au long de l'\u00e9t\u00e9. Les femmes se regroupaient pour cueillir des baies et profitaient de ce temps pour rendre visite les unes aux autres pendant qu'elles travaillaient. Parce qu'une jeune femme \u00e9tait en compagnie d'autres femmes, la cueillette des baies \u00e9tait l'une des rares occasions de l'ann\u00e9e o\u00f9 un homme pouvait courtiser une femme.<\/p>\n\n\n\n<p>Suivant le chemin de leurs anc\u00eatres, les premi\u00e8res femmes des Plaines transmettaient \u00e0 leurs filles les caract\u00e9ristiques \u00e0 rechercher dans l'utilisation des plantes et des racines. La connaissance des femmes de la vaste gamme de plantes sauvages, utilis\u00e9es pour l'alimentation et \u00e0 diverses fins telles que le tabac \u00e0 pipe, les teintures, l'encens ou les m\u00e9dicaments, faisait partie de leur domaine. Les femmes obtenaient honneur et influence gr\u00e2ce \u00e0 leur \u00e9troite relation avec la nourriture. Leur contribution importante \u00e0 leurs familles et les grandes quantit\u00e9s de nourriture am\u00e9lioraient leur statut social dans la communaut\u00e9. <\/p>\n\n\n\n<p>Dans de nombreuses tribus indiennes des Plaines, les femmes avaient un contr\u00f4le total sur l'approvisionnement alimentaire, et leur statut dans la communaut\u00e9 d\u00e9pendait dans une certaine mesure de la mani\u00e8re dont les femmes distribuaient leurs r\u00e9serves de provisions. La g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 et l'hospitalit\u00e9 \u00e9taient tr\u00e8s appr\u00e9ci\u00e9es comme exigences de sociabilit\u00e9 chez les Indiens des Plaines ; elles \u00e9taient aussi une forme n\u00e9cessaire de bien-\u00eatre. Dans la culture indienne, il \u00e9tait coutume que d\u00e8s qu'un visiteur entrait chez quelqu'un, de la nourriture \u00e9tait imm\u00e9diatement offerte, et un cadeau de nourriture \u00e9tait g\u00e9n\u00e9ralement donn\u00e9 au visiteur \u00e0 emporter. Lors des occasions c\u00e9r\u00e9monielles, les femmes \u00e9taient fi\u00e8res de pr\u00e9parer des plats \u00e0 apporter au festin.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">La gu\u00e9rison et le pouvoir spirituel des femmes-m\u00e9decine<\/h2>\n\n\n\n<p>Les Am\u00e9rindiens des plaines utilisaient diverses baies sauvages et plantes m\u00e9dicinales dans des rites c\u00e9r\u00e9moniels qui c\u00e9l\u00e9braient le don de la vie de la Terre M\u00e8re et la continuation de son peuple. Les femmes cueillaient des plantes m\u00e9dicinales et les stockaient \u00e0 des fins d'assaisonnement ou de saveur, ainsi que pour des usages m\u00e9dicinaux dans la gu\u00e9rison. La connaissance de la m\u00e9decine \u00e0 base de plantes n'\u00e9tait pas r\u00e9serv\u00e9e aux femmes, mais en g\u00e9n\u00e9ral, les femmes semblaient plus famili\u00e8res avec diverses potions et d\u00e9coctions \u00e0 base de plantes. Dans certaines tribus, une femme \u2013 g\u00e9n\u00e9ralement l'\u00e9pouse d'un chaman \u2013 apprenait les secrets de la gu\u00e9rison des maladies naturelles avec des herbes en aidant le chaman. Dans d'autres communaut\u00e9s tribales, les femmes apprenaient l'art de gu\u00e9rir avec des herbes de leurs m\u00e8res et grands-m\u00e8res. <\/p>\n\n\n\n<p>En g\u00e9n\u00e9ral, si une femme h\u00e9ritait du droit de devenir gu\u00e9risseuse, ses pouvoirs devaient encore \u00eatre valid\u00e9s par un r\u00eave dans lequel un esprit, sous la forme d'un humain, d'un animal ou peut-\u00eatre juste d'une voix, lui donnait des connaissances personnelles. Les femmes qui avaient le don de gu\u00e9rir passaient beaucoup de temps \u00e0 errer dans les environs de leur campement, \u00e0 cueillir des herbes et d'autres ingr\u00e9dients naturels pour pr\u00e9parer leurs rem\u00e8des. Dans la plupart des tribus des Plaines, une gu\u00e9risseuse n'\u00e9tait pas autoris\u00e9e \u00e0 pratiquer seule avant d'avoir atteint la quarantaine ou plus. Le pouvoir de gu\u00e9rir restait g\u00e9n\u00e9ralement avec une femme jusqu'\u00e0 sa mort.<\/p>\n\n\n\n<div style=\"height:24px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image alignleft size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"846\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/windriver.org\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/medicine-man-846x1024.jpeg\" alt=\"The Women\u2019s Role\" class=\"wp-image-30261\" style=\"width:469px;height:567px\" srcset=\"https:\/\/windriver.org\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/medicine-man-846x1024.jpeg 846w, https:\/\/windriver.org\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/medicine-man-248x300.jpeg 248w, https:\/\/windriver.org\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/medicine-man-768x929.jpeg 768w, https:\/\/windriver.org\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/medicine-man-1270x1536.jpeg 1270w, https:\/\/windriver.org\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/medicine-man-25x30.jpeg 25w, https:\/\/windriver.org\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/medicine-man.jpeg 1644w\" sizes=\"(max-width: 846px) 100vw, 846px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><sub>\u201c Homme-m\u00e9decine des Cheyennes \u201d, par Howard Terpning<\/sub><br><sub>(c) 1984 The Greenwhich Workshop, Inc.<\/sub><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Comme son homologue masculin, une gu\u00e9risseuse \u00e9tait consid\u00e9r\u00e9e par les premiers Indiens des Plaines comme ayant un lien sp\u00e9cial avec le monde des esprits, et ce lien \u00e9tait ce qui lui donnait le pouvoir de gu\u00e9rir. Les affections \u00e9motionnelles n\u00e9cessitaient des rem\u00e8des surnaturels pour retrouver l'\u00e2me. G\u00e9n\u00e9ralement, tous les gu\u00e9risseurs faisaient appel \u00e0 l'aide d'un alli\u00e9 du monde des esprits pour les guider dans la gu\u00e9rison des maladies. <\/p>\n\n\n\n<p>Les Indiens des Plaines croyaient que les maladies physiques et \u00e9motionnelles refl\u00e9taient un d\u00e9s\u00e9quilibre entre le monde naturel et le monde des esprits. La t\u00e2che d'un gu\u00e9risseur \u00e9tait de r\u00e9tablir l'harmonie et l'\u00e9quilibre en utilisant des herbes, des cataplasmes ou des formules orales.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<div style=\"height:24px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<p>Dans certaines tribus, les femmes qui acqu\u00e9raient des capacit\u00e9s surnaturelles devenaient des chamans. On croyait que les chamans poss\u00e9daient le pouvoir d'influencer les \u00eatres bons et mauvais du monde des esprits. Une femme qui souhaitait devenir chaman cherchait g\u00e9n\u00e9ralement une formation aupr\u00e8s d'un chaman \u00e9tabli dans sa communaut\u00e9. <\/p>\n\n\n\n<p>Si le vieux chaman l'avait choisie comme successeure, la jeune femme a pris la place du chaman \u00e0 sa mort. La nouvelle chamane utilisait les chants et les formules dont elle avait h\u00e9rit\u00e9, ainsi que ses propres cr\u00e9ations, pour gu\u00e9rir les maladies, pr\u00e9dire l'avenir ou contr\u00f4ler le temps. Les femmes indiennes des plaines gagnaient respect et prestige en pratiquant la m\u00e9decine dans leurs communaut\u00e9s. Le domaine des femmes m\u00e9decine dans la culture des premiers Indiens des plaines \u00e9tait probablement l'un des r\u00f4les les plus puissants des femmes.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Expression Artistique et Savoir-faire<\/h2>\n\n\n\n<p>Les Indiens des Plaines tiraient un grand plaisir de leurs atours, et lorsque des communaut\u00e9s enti\u00e8res se r\u00e9unissaient pour divers rituels et c\u00e9l\u00e9brations religieuses, qui faisaient partie int\u00e9grante de leur vie, ils portaient leurs plus belles parures. Les femmes indiennes des Plaines tiraient une grande fiert\u00e9 de l'apparence de leur famille, en particulier des parures de leurs maris. \u00catre reconnu pour ses v\u00eatements c\u00e9r\u00e9moniels lors de ces danses et festins traditionnels \u00e9tait une mesure de statut au sein de la communaut\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Lorsqu'elles n'accomplissaient pas les t\u00e2ches quotidiennes les plus urgentes, les femmes des Plaines passaient d'innombrables heures \u00e0 d\u00e9corer les v\u00eatements et les accessoires. Les femmes confectionnaient des ornements et embellissaient les v\u00eatements avec des peintures aux couleurs vives, des piquants, des morceaux d'os, des coquillages, des plumes, des griffes et, plus tard, des perles de commerce. Les hommes, principaux b\u00e9n\u00e9ficiaires du travail de leurs \u00e9pouses, respectaient grandement leurs comp\u00e9tences domestiques. <\/p>\n\n\n\n<p>De la m\u00eame mani\u00e8re que les guerriers comptaient leurs coups et autres hauts faits guerriers, les femmes conservaient le compte de leurs r\u00e9alisations domestiques. Dans de nombreuses tribus, les femmes avaient des soci\u00e9t\u00e9s o\u00f9 elles se r\u00e9unissaient pour travailler \u00e0 leurs artisanats et \u00e9changer des techniques et des id\u00e9es. Parfois, des concours \u00e9taient organis\u00e9s entre les femmes, et gagner un concours \u00e9tait comparable aux honneurs remport\u00e9s par leurs maris pour leurs faits d'armes.<\/p>\n\n\n\n<div style=\"height:24px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-2 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex\">\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"827\" height=\"1024\" data-id=\"30260\" src=\"https:\/\/windriver.org\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/Scan-4-827x1024.jpeg\" alt=\"The Women\u2019s Role\" class=\"wp-image-30260\" srcset=\"https:\/\/windriver.org\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/Scan-4-827x1024.jpeg 827w, https:\/\/windriver.org\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/Scan-4-242x300.jpeg 242w, https:\/\/windriver.org\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/Scan-4-768x951.jpeg 768w, https:\/\/windriver.org\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/Scan-4-1240x1536.jpeg 1240w, https:\/\/windriver.org\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/Scan-4-scaled.jpeg 1653w, https:\/\/windriver.org\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/Scan-4-24x30.jpeg 24w\" sizes=\"(max-width: 827px) 100vw, 827px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><sub>\u201c Zhahnwin (La femme qui illumine le lodge) \u201d, par Vel Miller<\/sub><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"674\" height=\"1024\" data-id=\"30268\" src=\"https:\/\/windriver.org\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/Scan-674x1024.jpeg\" alt=\"The Women\u2019s Role\" class=\"wp-image-30268\" srcset=\"https:\/\/windriver.org\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/Scan-674x1024.jpeg 674w, https:\/\/windriver.org\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/Scan-198x300.jpeg 198w, https:\/\/windriver.org\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/Scan-768x1166.jpeg 768w, https:\/\/windriver.org\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/Scan-1011x1536.jpeg 1011w, https:\/\/windriver.org\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/Scan-scaled.jpeg 1348w, https:\/\/windriver.org\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/Scan-20x30.jpeg 20w\" sizes=\"(max-width: 674px) 100vw, 674px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><sub>\u201c Femme du vent \u201d, par Vel Miller<\/sub><\/figcaption><\/figure>\n<\/figure>\n\n\n\n<div style=\"height:34px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Les femmes dans la guerre et la d\u00e9fense<\/h2>\n\n\n\n<p>Bien que les femmes des Plaines indiennes fussent d\u00e9vou\u00e9es \u00e0 la paix et que le combat contre l'ennemi f\u00fbt g\u00e9n\u00e9ralement le devoir des hommes, les femmes ne pouvaient s'emp\u00eacher de participer aux activit\u00e9s de combat. Lorsqu'une troupe de guerre se pr\u00e9parait \u00e0 partir en raid, le camp \u00e9tait en pleine effervescence. Pour la plupart, les femmes participaient en fournissant des provisions, en \u00e9quipant leurs maris pour la bataille, en chantant pour soutenir les troupes de guerre qui partaient, en souhaitant aux guerriers un retour sain et sauf, et en implorant les guerriers de venger la mort de ceux qu'ils aimaient. <\/p>\n\n\n\n<p>Parfois, les jeunes \u00e9pouses confiaient leurs enfants aux grands-m\u00e8res et accompagnaient leurs maris lors des raids, aidant en pr\u00e9parant la nourriture, en soignant les bless\u00e9s et, au besoin, en combattant aux c\u00f4t\u00e9s des hommes. Lorsque la troupe guerri\u00e8re victorieuse revenait de la bataille avec ses butins, les femmes avaient le privil\u00e8ge de danser lors de la c\u00e9l\u00e9bration de la victoire. Dans de nombreuses tribus primitives, le sort de tout ennemi captur\u00e9 \u00e9tait d\u00e9cid\u00e9 par les femmes.<\/p>\n\n\n\n<div style=\"height:24px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image alignright size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"754\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/windriver.org\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/Scan-5-754x1024.jpeg\" alt=\"The Women\u2019s Role\" class=\"wp-image-30259\" style=\"width:488px;height:663px\" srcset=\"https:\/\/windriver.org\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/Scan-5-754x1024.jpeg 754w, https:\/\/windriver.org\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/Scan-5-221x300.jpeg 221w, https:\/\/windriver.org\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/Scan-5-768x1043.jpeg 768w, https:\/\/windriver.org\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/Scan-5-1131x1536.jpeg 1131w, https:\/\/windriver.org\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/Scan-5-scaled.jpeg 1509w, https:\/\/windriver.org\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/Scan-5-22x30.jpeg 22w\" sizes=\"(max-width: 754px) 100vw, 754px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><sub>\u201c Bouclier de son mari \u201d, par Howard Terpning<\/sub><br><sub>(c)1982 The Greenwhich Workshop, Inc.<\/sub><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Dans certaines communaut\u00e9s, les \u00e9pouses \u00e9taient autoris\u00e9es \u00e0 porter le bouclier de guerre de leur mari lors d'occasions sp\u00e9ciales. On pensait que le bouclier poss\u00e9dait des pouvoirs magiques pour prot\u00e9ger le guerrier au combat. Un symbole personnel de protection \u00e9tait peint sur le bouclier ch\u00e9ri par le guerrier et il \u00e9tait attach\u00e9 au bras avec lequel il tenait son arc, de sorte que ses mains soient libres pour utiliser ses armes.<\/p>\n\n\n\n<p>Il \u00e9tait dans les coutumes des Am\u00e9rindiens des Grandes Plaines d'inculquer la vertu du courage aux deux sexes d\u00e8s la petite enfance. Dans certains cas, les filles \u00e9taient encourag\u00e9es \u00e0 d\u00e9velopper leurs comp\u00e9tences en \u00e9quitation et en combat. D'ordinaire, les femmes laissaient les exp\u00e9ditions guerri\u00e8res et les raids aux hommes, mais dans des cas exceptionnels, des femmes plus d\u00e9termin\u00e9es devenaient des guerri\u00e8res hors pair. Les l\u00e9gendes tribales racontent l'histoire de femmes courageuses, rus\u00e9es en strat\u00e9gie et habiles en tir \u00e0 l'arc et en \u00e9quitation. Cependant, toutes les femmes qui participaient au combat n'avaient pas toujours le choix. Elles rejoignaient la bataille pour se sauver elles-m\u00eames et leurs enfants de la mort ou pour ne pas devenir des butins de guerre, arrach\u00e9es de leurs foyers et faites prisonni\u00e8res par leurs ennemis.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<div style=\"height:24px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<p>Dans certaines tribus, les femmes avaient des soci\u00e9t\u00e9s dont les membres \u00e9taient des m\u00e8res de guerriers ou des femmes ayant accompli un acte h\u00e9ro\u00efque. Les femmes de telles soci\u00e9t\u00e9s se joignaient g\u00e9n\u00e9ralement aux hommes de leur tribu lors du conseil de guerre.<\/p>\n\n\n\n<p>Une fa\u00e7on appropri\u00e9e d'exprimer le deuil pour les femmes dont les maris avaient \u00e9t\u00e9 tu\u00e9s au combat \u00e9tait pour la veuve d'organiser un raid vengeur contre la tribu ennemie. Parfois, la veuve \u00e9tait autoris\u00e9e \u00e0 accompagner le groupe de guerriers. Les Indiens des Plaines respectaient certains rituels pour montrer leur respect envers les morts. Une coutume importante pour les femmes de nombreuses tribus \u00e9tait de pleurer la mort de leurs \u00e9poux pendant un an ou plus. Les veuves de certaines tribus des Plaines se coupaient les cheveux courts, se lamentaient et se mutilaient pour s'assurer que leurs conjoints d\u00e9c\u00e9d\u00e9s auraient un voyage s\u00fbr vers l'au-del\u00e0. Dans certaines tribus des Plaines, le tipi familial \u00e9tait br\u00fbl\u00e9 et son contenu \u00e9tait distribu\u00e9. La veuve \u00e9tait recueillie et prise en charge par les membres de sa tribu. Apr\u00e8s la p\u00e9riode de deuil, la veuve se remariait g\u00e9n\u00e9ralement tout de suite, car ses comp\u00e9tences \u00e9taient vitales pour le bien-\u00eatre de la communaut\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<div style=\"height:24px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"731\" src=\"https:\/\/windriver.org\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/the-flight-1024x731.jpeg\" alt=\"The Women\u2019s Role\" class=\"wp-image-30267\" srcset=\"https:\/\/windriver.org\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/the-flight-1024x731.jpeg 1024w, https:\/\/windriver.org\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/the-flight-300x214.jpeg 300w, https:\/\/windriver.org\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/the-flight-768x548.jpeg 768w, https:\/\/windriver.org\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/the-flight-1536x1097.jpeg 1536w, https:\/\/windriver.org\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/the-flight-scaled.jpeg 2048w, https:\/\/windriver.org\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/the-flight-30x21.jpeg 30w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><sub>\u201c Le Vol \u201d, par Frank C McCarthy<\/sub><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<div style=\"height:24px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<p>\u00c0 la fin des ann\u00e9es 1800, les femmes indiennes des Plaines se sont jointes aux hommes de leurs tribus pour danser et chanter afin de faire revenir le buffle et de mettre fin \u00e0 la domination de l'homme blanc sur leur peuple. Le mouvement de la Danse des Esprits est n\u00e9 d'une vision d'un gu\u00e9risseur Paiute nomm\u00e9 Wovoka. Dans sa vision, Wovoka a \u00e9t\u00e9 transport\u00e9 dans le monde des esprits o\u00f9 les anc\u00eatres disparus vivaient une vie heureuse. Les hommes et les femmes qui ont particip\u00e9 \u00e0 la Danse des Esprits ont \u00e9t\u00e9 inspir\u00e9s \u00e0 mourir en combattant pour leur r\u00eave d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9 d'\u00eatre sauv\u00e9s et de retrouver leurs anc\u00eatres disparus. Le rituel a marqu\u00e9 la derni\u00e8re tentative d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9e des tribus indiennes des \u00c9tats-Unis pour retrouver leur ancien mode de vie.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Vie spirituelle et pri\u00e8re quotidienne<\/h2>\n\n\n\n<p>Les femmes des premi\u00e8res plaines indiennes vivaient leur vie dans un monde de c\u00e9r\u00e9monie et de rituel. Bien que chaque saison apporte diff\u00e9rents rituels et c\u00e9l\u00e9brations sociales \u2013 tenues en action de gr\u00e2ce pour les dons que la nature leur offrait \u2013 les femmes percevaient que chaque partie de leur univers poss\u00e9dait les forces de cr\u00e9ation. Les pri\u00e8res quotidiennes faisaient partie de la vie spirituelle des femmes. Elles priaient continuellement pour des b\u00e9n\u00e9dictions de bonne sant\u00e9 pour leurs familles et d'autres membres de la tribu, pour leur protection et pour un approvisionnement alimentaire abondant. Les pri\u00e8res d'une femme augmentaient lorsque son mari partait \u00e0 la chasse et en exp\u00e9ditions de raid, priant pour le succ\u00e8s dans ses entreprises et pour son retour sain et sauf. La religion \u00e9tait une facette importante dans la vie des premi\u00e8res plaines indiennes. La spiritualit\u00e9 leur donnait un profond sentiment de dignit\u00e9 et de compr\u00e9hension pour leur environnement.<\/p>\n\n\n\n<div style=\"height:24px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"728\" src=\"https:\/\/windriver.org\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/ghost-dancers-1024x728.jpeg\" alt=\"The Women\u2019s Role\" class=\"wp-image-30266\" srcset=\"https:\/\/windriver.org\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/ghost-dancers-1024x728.jpeg 1024w, https:\/\/windriver.org\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/ghost-dancers-300x213.jpeg 300w, https:\/\/windriver.org\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/ghost-dancers-768x546.jpeg 768w, https:\/\/windriver.org\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/ghost-dancers-1536x1092.jpeg 1536w, https:\/\/windriver.org\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/ghost-dancers-scaled.jpeg 2048w, https:\/\/windriver.org\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/ghost-dancers-30x21.jpeg 30w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><sub>\u201c L\u2019espoir rena\u00eet toujours \u2013 La Danse des Esprits \u201d, par Howard Terpning<\/sub><br><sub>(c)1988 The Greenwhich Workshop, Inc.<\/sub><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<div style=\"height:10px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Sagesse des a\u00een\u00e9s et pr\u00e9servation de la tradition<\/h2>\n\n\n\n<p>Les femmes indiennes des Grandes Plaines en \u00e2ge de maturit\u00e9 se consacraient \u00e0 la pri\u00e8re quotidienne avec la m\u00eame spiritualit\u00e9 respectueuse qu'elles pratiquaient dans leur jeunesse. La fin de la p\u00e9riode de procr\u00e9ation marquait un passage important pour les femmes vers un monde de respect et de distinction. Les femmes a\u00een\u00e9es \u00e9taient appr\u00e9ci\u00e9es pour leur sagesse et \u00e9taient consid\u00e9r\u00e9es comme les gardiennes de l'histoire tribale. Les m\u00e8res \u00e9tant occup\u00e9es par les t\u00e2ches quotidiennes de collecte et de pr\u00e9paration de la nourriture, une grande partie des soins aux enfants, gar\u00e7ons et filles, \u00e9tait confi\u00e9e aux grands-m\u00e8res. Les femmes a\u00een\u00e9es inculquaient les traditions ancestrales, le savoir et les valeurs de leur peuple \u00e0 leurs petits-enfants. Elles aidaient leurs petites-filles \u00e0 ma\u00eetriser les comp\u00e9tences et l'artisanat traditionnels de leur tribu. Les femmes indiennes des Grandes Plaines en \u00e2ge de maturit\u00e9 compl\u00e9taient le cercle de leur vie en guidant les nouvelles g\u00e9n\u00e9rations sur le chemin de leurs anc\u00eatres.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Honorer l'h\u00e9ritage des femmes autochtones<\/h2>\n\n\n\n<p>Les femmes des premi\u00e8res plaines \u00e9taient laborieuses, avec un amour pour les enfants et la famille. Leur r\u00f4le d'\u00e9pouse et de m\u00e8re \u00e9tait hautement respect\u00e9 par leurs tribus, et les femmes \u00e9taient v\u00e9n\u00e9r\u00e9es comme les m\u00e8res de leur race. Dans certaines tribus, les femmes pouvaient \u00e9galement gagner le respect en obtenant des postes d'honneur et de pouvoir, comme artisanes qualifi\u00e9es ou femmes-m\u00e9decins. Mais principalement, les femmes travaillaient en partenariat avec leurs maris pour survivre aux \u00e9l\u00e9ments de la nature et pour assurer la subsistance de leurs familles.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/saintstephensfoundationorg.wordpress.com\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Fondation de la mission indienne de St. Stephens<\/a>&nbsp;est une organisation \u00e0 but non lucratif, constitu\u00e9e en vertu des lois de l'\u00c9tat du Wyoming le 31 mars 1974 et figurant \u00e0 la page 184 de l'OFFICIAL CATHOLIC DIRECTORY de 1993. Stephens Indian Mission et ses divers programmes religieux, caritatifs et \u00e9ducatifs, ainsi que d'autres services men\u00e9s principalement au profit des tribus Northern Arapaho et Eastern Shoshone dans la r\u00e9serve indienne de Wind River.\u201c<\/p>\n\n\n\n<div style=\"height:24px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"121\" src=\"https:\/\/windriver.org\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/Scan-8-2-1024x121.jpeg\" alt=\"The Women\u2019s Role\" class=\"wp-image-30253\" srcset=\"https:\/\/windriver.org\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/Scan-8-2-1024x121.jpeg 1024w, https:\/\/windriver.org\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/Scan-8-2-300x36.jpeg 300w, https:\/\/windriver.org\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/Scan-8-2-768x91.jpeg 768w, https:\/\/windriver.org\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/Scan-8-2-1536x182.jpeg 1536w, https:\/\/windriver.org\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/Scan-8-2-scaled.jpeg 2048w, https:\/\/windriver.org\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/Scan-8-2-30x4.jpeg 30w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>This story was originally published by&nbsp;St. Stephens Indian Mission Foundation&nbsp;in&nbsp;VOL. XXV JUL\/AUG\/SEPT 1995 NO. 3.&nbsp;St. Stephens Indian Mission Foundation owns the copyright, and the story is reprinted here with permission from the Foundation. More information on the Foundation can be found following the story or by clicking on the link above. A woman&#8217;s place in [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":10,"featured_media":30265,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"community":[],"season":[],"class_list":["post-30248","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/windriver.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/30248","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/windriver.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/windriver.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/windriver.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/10"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/windriver.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=30248"}],"version-history":[{"count":6,"href":"https:\/\/windriver.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/30248\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":49007,"href":"https:\/\/windriver.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/30248\/revisions\/49007"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/windriver.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/30265"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/windriver.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=30248"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/windriver.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=30248"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/windriver.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=30248"},{"taxonomy":"community","embeddable":true,"href":"https:\/\/windriver.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/community?post=30248"},{"taxonomy":"season","embeddable":true,"href":"https:\/\/windriver.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/season?post=30248"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}